Le Québec toujours friand de rénovations

clients avec entrepreneurs examinant contrat

Malgré un contexte économique défavorable, les intentions de rénover au Québec se maintiennent au même niveau qu’en 2022. Les propriétaires seraient même un peu plus nombreux à vouloir entreprendre des travaux extérieurs cette année.  

L’intérêt pour les travaux domiciliaires ne semble pas s’essouffler, selon la deuxième édition du sondage sur les intentions de rénovation de la population québécoise, menée pour le compte de RénoAssistance et de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). L’enquête révèle que les deux tiers (65%) des propriétaires estiment probable ou très probable qu’ils ou elles réalisent des travaux de rénovation d’au moins 5 000 $ d’ici trois ans, un résultat pratiquement identique à celui de 2022 (66%). «La stabilité des intentions de rénovation s’explique, en partie, par le fait que plusieurs propriétés ont changé de main durant la pandémie. Beaucoup de ces propriétaires désirent mettre leur chez-soi à leur goût», observe Paul Bégin, chef de l’exploitation de RénoAssistance.  

On aurait pourtant pu croire que la forte hausse de l’inflation et des taux d’intérêt ainsi que la menace de récession auraient enlevé aux Québécois·es l’envie de dépenser d’importantes sommes d’argent pour réaménager ou agrandir leur résidence. Or la conjoncture économique ne semble pas trop entamer la confiance des personnes sondées, qui se disent à 54 % à l’aise par rapport à leur projet de rénovation. La moitié d’entre elles (51 %) prévoit même conserver leur budget initial, mais une proportion non négligeable de propriétaires (40 %) songe tout de même à diminuer l’envergure de leur projet. Fait à noter: les trois-quarts des répondant·es envisagent de payer les travaux avec leurs économies personnelles, en partie ou en totalité. 

À cet égard, les montants prévus par les propriétaires sondé·es pour des travaux intérieurs (22 000 $) et extérieurs (20 000 $) sont restés assez similaires à ceux de 2022. C’est plutôt du côté des travaux d’agrandissement et de conversion que la prudence budgétaire se fait sentir: les répondant·es prévoient dépenser en moyenne 73 000 $ pour leur projet, en baisse par rapport à l’année précédente (81 000 $). Quant à l’échéancier, 48 % songent à le repousser, mais 46 % assurent que la situation économique n’aura aucun impact. 

Les rénovations extérieures gagnent du terrain 

Si les montants prévus pour des travaux extérieurs sont demeurés stables, ce type de rénovation a, quant à lui, gagné du terrain: plus de la moitié (53 %) des personnes sondées considère en effectuer d’ici 2025, une hausse significative par rapport à 2022 (47 %). Les rénovations les plus répandues sont, sans surprise, les travaux relatifs à la terrasse, au balcon ou au patio (36 %). Viennent ensuite les travaux en lien avec l’aménagement paysager (28 %), les portes et fenêtres (23 %), la toiture (22 %) et le revêtement extérieur (21 %). 

Malgré tout, les améliorations intérieures demeurent les plus populaires, 72 % des personnes interrogées projetant d’en effectuer au cours des trois prochaines années. La rénovation de la salle de bain trône au sommet de la liste (31 % de travaux majeurs et 25 % de travaux mineurs). On observe aussi un certain engouement pour le réaménagement de la cuisine (22 % de rénovations majeures et 23 % de rénovations mineures). Outre ces deux espaces, le sous-sol figure parmi les pièces les plus susceptibles d’être rénovées (22 %). Enfin, 7 % des ménages sondés considèrent des travaux d’agrandissement ou de conversion de leur résidence. Mentionnons que, tous types de travaux confondus, 42% des répondant·es prévoient les exécuter dans les 12 prochains mois. 

Entrepreneurs détenant une licence: un critère de choix 

Le recours à des entrepreneur·es titulaires d’une licence s’avère le choix de prédilection pour 60 % de ceux et celles qui prévoient réaliser des rénos, loin devant les travaux effectués par soi-même (37 %), par un ou une proche (23 %) ou encore une personne à tout faire (13 %). La principale motivation des propriétaires à se tourner vers des entrepreneur·es licencié·es est le souci de garantie d’un travail de qualité (77 %). D’ailleurs, les personnes sondées ont été plus nombreuses cette année à consulter le site Web de RénoAssistance (22 % vs 17 %), qui se positionne désormais au troisième rang des sources utilisées pour trouver des entrepreneur·es titulaires d’une licence, derrière le bouche-à-oreille (52 %) et la recherche Google (28 %).

En conclusion, le contexte économique un peu moins favorable que précédemment n’entame pas l’enthousiasme des Québécois·es pour les rénovations. L’optimisme est d’ailleurs à son sommet chez les propriétaires de 18 à 34 ans, qui ont bon espoir que leur projet de rénovation pourra malgré tout aller de l’avant! 

 

infographie de sondage sur intentions de rénover

Le sondage par panel Web de la firme Ad hoc Recherche a été réalisé du 12 au 22 janvier 2023 pour le compte de RénoAssistance, l’APCHQ et Desjardins auprès de 1 018 Québécois·es âgé·es de 18 ans et plus, étant propriétaires d’au moins un immeuble et ayant l’intention de réaliser des travaux de rénovation ou d’entretien d’une valeur d’au moins 5 000 $ au cours des trois prochaines années.

Isabelle Pronovost a débuté sa carrière comme analyste statistique et a décidé un jour de quitter l’univers des chiffres pour se consacrer à son amour des mots. Détentrice d’un certificat en rédaction professionnelle, elle se lance en janvier 2017 comme journaliste et rédactrice pigiste. Elle se passionne depuis toujours pour l’architecture, le design, et, dans une plus large mesure, pour tout ce qui touche à la maison – un intérêt qui l’amène tout naturellement à collaborer avec RénoAssistance.